La saga de l’UQAM – partie 2

Voici un peu plus de détails concernant mon départ (prochain) du poste que j’occupes actuellement.

Pour commencer, il faut savoir que pour rentrer à l’université en tant qu’employée de bureau,(cela concerne la plupart des universités),  il n’y a qu’une façon de le faire, il faut d’abord être larbin statut particulier. Ce petit détail étant très peu détaillé dans l’entretien d’embauche. Vous déposez votre CV et si vous convenez, vous devez ensuite passer les tests de sélection. Si vous réussissez les tests et que votre entrevue est satisfaisante, vous être alors admis en tant que statut particulier.

Que signifie statut particulier me direz vous. C’est simple, c’est en fait une liste de personne qui est là pour assurer les remplacements dans les différentes unités lors de congés diverses (maladie, maternité etc) ou si il y a un surplus de travail.

J’ai envoyée mon CV, et j’ai été appelée pour passer les tests, la première fois en avril 2005. Je n’ai pas eu de problème pour le test de français, ni pour le test Word, mais j’ai échouée mon test de frappe (40 mots minutes), en faisant 1 faute de frappe, ce qui m’a enlevé deux points (j’avais bien les 40 mots minutes, mais cela a donné alors un score de 38).

Il a fallu ensuite que j’attende 4 mois avant de pouvoir repasser mon test de frappe, que j’ai, cette fois çi, réussi avec 40 mots minutes et pas de fautes de frappes. Nous étions alors fin juillet et la personne des RH m’a proposé de commencer la semaine suivante.

Début aout 05, je suis donc arrivée au Registrariat, pour répondre au téléphone (pour les étudiants ayant des problèmes d’inscription). J’étais prévenu que le poste était temporaire. J’ai pu ainsi en connaître plus sur l’université, le système scolaire québécois, les différents logiciels internes etc. J’ai, par la suite, fait la mise en page et la correction de certains guides d’inscriptions, fait des modifications sur des dossiers étudiants etc. Une belle équipe et une bonne ambiance de travail.

Puis, au mois de mars 06, j’ai débutée mon congé maternité, suivi du congé parental (idéal pour profiter de son enfant) .

Je suis revenue travailler en janvier 07. On m’a cette fois çi placée au programme de la maîtrise en finance, pour être assistante à la gestion de programme (vous aidez les étudiants pour leurs inscriptions, leurs cheminements, leurs choix de cours et vous répondez à leurs questions). C’était assez flippant, car je n’avais aucune expérience dans ce boulot. J’ai eu le droit à un training très rapide et une mise en situation assez intense , du genre : « Assieds toi sur la chaise, et essaye de répondre aux étudiants !!! » Pas facile, je vous le dis. Heureusement, la personne que je remplaçais se trouvait dans le bureau à côté, j’ai donc eu accès à beaucoup d’informations.

Ensuite, après 2 mois, le poste sur lequel je faisais le remplacement a été affiché, et comme cela fonctionne à l’ancienneté, je ne pouvais même pas y rêver.

On m’a donc déplacé et j’ai attéri au programme dans lequel je travaille encore pour quelques jours (ou quelques semaines) en mars 07.  Je devais normalement y rester 1 ou 2 mois, au maximum. C’est là ou cela se complique.

Je vous explique. La personne que je remplace alors (en mars 07) vient d’obtenir un poste d’assistante administrative  ou responsable de bureau). Comme il s’agit d’un poste permanent, la personne a une période de probation de 45 jours. Au bout de cette période, si elle convient, elle peut rester à son nouveau poste. Mais elle peut ne pas convenir ou elle peut décider qu’elle n’aime pas cela et elle peut donc revenir là ou elle travaillait avant. Voilà donc pourquoi un poste qui se libére n’est pas remplacé de façon définitive tout de suite. Il y a une remplacante éjectable pour une durée donnée et si la personne reste dans son nouveau poste, alors l’ancien est officiellement affiché par les RH.

Les attributions de poste (secteur bureau) fonctionne à l’ancienneté. Les conditions d’accès sont minimales (Habileté pour la saisie de textes et de données; minimum de 40 mots nets à la minute pour la vitesse et précision pour la saisie de textes, minimum de 65 % ou 75% selon le poste, au test de français et connaissance de logiciels de traitements de textes Word (78 %) et de données)

L’expérience externe à l’université n’est pas prise en compte, les formations internes ne sont pas prévues. Cela veut dire que si vous remplissez les conditions de bases et que vous êtes la plus ancienne, alors, vous avez le poste, même si vous n’êtes pas exactement la personne idéale. Cela laisse donc peu de chance aux statuts particuliers pour devenir des employés permanents. De plus, tout cela est chapeauté par les syndicats (je vous dispense de mes commentaires)

Je ne devais rester sur le poste que pour une durée de deux mois, mais peu de temps après mon arrivée, l’université a eu des problèmes financiers, et les postes ont été gelés, j’ai donc eu la chance de rester beaucoup plus longtemps que prévu. Mais voilà, depuis le début de l’année, les finances de notre belle institution se portent mieux, les affichages de postes ont donc repris, et le mien a été affiché la semaine dernière. Si l’on prend en considération que ce sont des postes qui intéresse beaucoup de personnes, et que l’ancienneté minimale pour rêver y avoir accès est de 15 ans, vous comprendrez qu’avec mes 4 années d’ancienneté, je n’ai aucune chance.

Voilà donc pourquoi, d’ici peu de temps, je quitterais un poste que j’aime beaucoup, et une équipe formidable mais que ce n’est pas du tout mon choix. Même si j’y ai travaillé 3 ans, cela ne compte pas car seul l’ancienneté globale dans l’université est prise en compte. En plus, pour mon départ, aucun délai ne peut m’être donné. Cela peut être quelques jours, le temps pour les gestionnaires de rencontrer la première des personnes sur la liste, puis peut-être une ou deux semaines de plus si la personne choisie doit donner un préavis à son ancien poste…

Ensuite, je serai replacée par le service des RH, qui sont connus pour appeler les gens à la dernière minute. Je pourrais donc m’attendre à être appelé un jeudi ou vendredi pour me dire que je change de place le lundi suivant et pour savoir ou je vais aller.

Donc, je suis assez frustrée, mais il faut bien faire avec. J’ai eu la chance d’avoir une place dans la garderie de l’UQAM pour ma petite cocotte, mais si je venais à quitter définitivement l’université, je n’aurais alors plus de place de garderie. La garderie (ou CPE de l’UQAM) est vraiment top, je ne veux surtout pas l’enlever de là. L’équipe est formidable, les éducatrices et éducateurs sont compétents, sympas, les repas sont préparés par la cuisinière tous les matins, c’est varié, bien équilibré et bon. Et surtout, ma petite poulette y est heureuse, elle est bien traitée, nourrie, dorlotée et  elle y a tous ses amis, que demander de plus.

Bon, je vous tiens au courant de toute façon et je garde le moral

bisous ensoleillés

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Gg
    Mar 04, 2010 @ 07:25:29

    il est difficile de comprendre ce genre de traitement, quand on sait la qualité du travail effectué et la non prise en compte des compétences.
    Accroches toi, d’autres équipes seront surement aussi bien.
    Bises et bon courage en attendant de savoir où tu vas poser tes affaires.

    Réponse

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